16 Décembre 1944

Lorsque
les allemands pénétrèrent les lignes alliées dans une offensive visant Anvers, tout le monde se posa la même question: fallait-il s’attendre à un autre Blitz comme en 1940? Pour cette poussée le Feldmarschall Gerd von Rundstedt avait opté pour une combinaison entre l’envoie de ses meilleurs éléments et quasi la même tactique d’avancée qu’en ’40. Ces troupes seraient envoyées en directiond’Anvers, Sedan et autres villes avec comme but de couper les forces alliées en deux, aussi bien au niveau de ravitaillement que de communication. Avec un appui suffisant il espérait même pouvoir atteindre la côte, de ce fait recréant un deuxième «Dunkerque» pour les Anglais. En ce jour du mois de décembre, lorsque «l’Offensive Von Rundstedt» s’abattit de plein fouet sur la division, la 28th était postée sur un front de plus de 25 miles. Les «Keystone» se battirent pour gagner du temps: chaque acte, chaque bras zéro ou barricade n’avait que pour mission de ralentir cette avancée, le temps de se réorganiser et surtout de se rendre compte de l’ampleur de cette offensive. Mais la 28thID avait suffisamment d’expérience pour faire ce boulot: elle avait déjà combattue dans 3 pays(des noms de villages telle que Gathemo, Hürtgen et Wiltz étaient encrés dans la mémoire des «Keystone»).



22 Juillet 1944

La 28th débarqua en Normandy (Colleville/Omaha) sous le commandement de la 1st Army, en vue d’une avancée vers l’intérieur du pays. Se rassemblant à Colombières, la division était au top de sa préparation pour les combats à venir. Cette préparation débuta au mois de février 1941, lorsque la Garde National de Pennsylvanie se rassembla à Indiantown Gap. L’entraînement se déroula entre 1942 et ’43 et passa par les simples techniques de base jusqu’à des opérations plus spécialisées à grande échelle: amphibie, montagne, assaut de plage, … . Durant cette période la 28th se déplaça vers plusieurs états différents: la Caroline, la Virginie, la Louisiane, le Texas et la Floride.

Mi-octobre 1943 elle débarqua à South-Wales pour une durée de 6 mois, puis elle demeura 3 mois en Angleterre.

Après la traversée vers la France elle entama sa première campagne près de St.Lô. En plus de l’ennemie le champ de bataille était tout sauf ce que les «Keystone» avaient connus lors de leur entraînement: des champs entrecoupés par des haies épaisses sur des «digues» de terre. Derrière la première haie des mitrailleuses, derrière les deuxième et troisième des mortiers, le tout soutenu par des tireurs d’élite et autres unités à tout bout de champ.



C’est dans ces conditions que le Col.Theodore Seely du 110thIR et le Col.Henry Hodes du 112thIR lancèrent leur attaque au sud de St.Lô. En avançant vers Percy, le GI’s apprirent de la manière forte à ce battre sur ce terrain dite «check-board» (échiquier): le Pl.Lt.William Hall, Owensboro, Ky de la Co.C du 112thIR aida son bataillon à prendre le «Hill 210» en prenant le devant de l’assaut pour neutraliser à lui seul un nit de mitrailleuses MG42; le Pvt.Claude Griggs, Gainesville, Ga tua d’un coup de grenade 8 allemands après une progression hasardeuse en solo entres les haies normandes.
Le 4 août le 110thIR («Fighting 10th») fut une percée de plus de 10 miles dans la forêt de St.Sever.
Le lendemain le 109thIR (Col.William Blanton) fut relâché de la réserve divisionnaire pour nettoyer l’arrière front. Pendant ce temps le 112thIR avança le long de la ligne de chemin de fer vers le nord-est de St.Sever-de-Calvados. De là une nouvelle attaque fut lancée le 7 août vers 0600.
En passant par la route Vire-Gathemo le 112thIR le positionna dans les crêtes vers la nuit. Le 109thIR avança vers Gathemo, mais se heurta sur une résistance ennemie acharnée. La ville fut libérée après 4 jours de combats féroces. Continuant vers le sud, les 110thIR et 112thIR passèrent à l’ouest de Sourdeval. La Task Force clip_image001.jpg">A (Col.Blanton) pivota sur l’arrière flanc de cette avancée et fonça à travers de Sourdeval vers l’est en direction de Ger.
Par ce mouvement le 112thIR fut «pincée» hors de l’assaut et mis au repos en réserve divisionnaire. Le 14 août l’objectif final fut atteint après une dernière progression de 10 miles: la rive est de l’Egrenne. Durant cette phase de la guerre la 28thID fut commandée par 4 généraux consécutifs: le Maj.Gen.Omar N.Bradley jusqu’en février 1943 (transfert au IIe Corps en Tunésie), le Maj.Gen.Lloyd B.Brown jusqu’en août 1944, le Brig.Gen.James E.Wharton le 13 août 1944 (quelques heures après son affectation il fut mortellement blessé lors d’une inspection de troupes au front) et le Maj.Gen. (à ce moment Brig.Gen.) Norman.D Cota à partir du 14 août. Vétéran de l’Afrique du nord, Cota avait fait D-DAY entant que Assr.Com.Gen. de la 29thID. Blessé à St.Lô, il reprit service à la 28thID.



La 28th n’était pas une «nouvelle» division
Elle fut fondée officielement le 12 Mars 1879. Lors de WWII certaines unités combattirent leurs seconde guerre, tandis que l’histoire d’autres se retraça parfois jusqu’avant la Révolution Américaine: Troop A, 1st Squadron, 104th Cavalry, fut organisée le 17 Novembre 1774; le 109th Artillery Regiment fut formée le 17 octobre 1775 entant que la 24 Connecticut Militia. En 1878 le Gouverneur John F.Hartranft conceva l’idée de regrouper toutes ces unités en «National Garde of Pennsylvania». Par l’occasion Hartranft devint le premier général de la division. Quand la 28th Infantry Division fut activée pour WWI le 11 octobre 1917 au Camp Hancock Ga, certaines unités affichèrent leur «Battle Streamers» de quasi chaque guerre dans laquelle les Etats-Unis avait été impliqués: Révolution Américaine, la guerre de 1812, Guerre Mexicaine, Guerre Civile, Guerre Hispano-Américaine et l’Insurrection Philippine.

La 28th arriva en France au printemps 1918. Du 28 juin jusqu’au 14 juillet, à ce moment attachée à l’Armée Française, la division tena la marne près de Château-Thierry. Pendant l’offensive Aisne-marne elle traversa la Ourcq, puis entama l’offensive Oise-Marne le 18 août 1918. Après avoir aidé à sauver le «Lost Battalion» de la 77thDiv. lors de l’offensive Meuse-Argonne, les doughboys demeurèrent dans le secteur de Thiaucourt jusqu’à la signature de l’Armistice le 11 novembre 1918. Le fameux épisode du «Lost Battalion» se déroula dans les forêts d’Argonne lors d’une poussée de la «Keystone» (à ce moment là mieux connue sous le nom de la 7th «Iron Division») avec la 77thDiv. Six compagnies de la 77th avaient pénétrées les lignes allemandes et s’étaient dirigées vers Charleveaux Mill. Encerclées, les unités s’étaient battues avec la force du désespoir pour leurs survies. Grâce à un mouvement de diversion la «Keystone» avait réussie au dernier moment à rejoindre et renforcer ces unités.
Chaque régiment à sa propre histoire dans la 28th. Le 109thIR (originaire de Scranton) connut son «baptême» de guerre en juillet 1918, lorsque les Co.L & M furent envoyées vers la Marne pour «stopper» l’avancée allemande.
A partir de Surmelin, le régiment traversa Fismes et la Vesle; avança à travers la vallée de l’Aire et continua à se battre jusqu’aux derniers jours dans les bois de Dampvitoux et Xammes. Les hommes du sud-ouest de la Pennsylvanie eurent leur «baptême» lorsque les Co.B & C du 110thIR furent attaquées de plein fouet par l’Offensive de Ludendorff: offensive visant à passer à travers les lignes alliées et à capturer Paris.
A partir de là, le régiment poursuivit ces combats à
travers les bois Grimpettes, la Vesle en direction de Apremont et Chatel-Chehery.
Le premier combat du 112thIR (originaire du nord-est de la Pa) se déroula le 5 juillet 1918, quand doughboys chargèrent le «Hill 204» près de Château-Thierry. Plus tard les Co.G & H furent isolées près de Fismette. Les quelques survivants de ces compagnies se souviendront toujours de ces assauts sans relâche de plus de 1000 allemands… .

Autres unités comme les 103rd Med.Bn. et le 103rd Eng.Bn. furent également impliquées dans les combats. L’histoire de la «Division Artillery» contient également pas mal de chapitres sur ses campagnes: la Bat.B du 107th Field Artillery servit dans la Guerre Civile, le 108th Field Artillery fut crée en 1840 et fut la première unité à utilisé le nom de «National Guard», le 109th Field Artillery eut 3 compagnies dans la «Continental Army» de George Washington. Pendant WWI le Gen.Pershing référa toujours à la 28th lorsqu’il parla de la «Iron Division».

 

26 ans après ce surnom devint la «Bloody Bucket Division». Ce nom fut référence au fameux «Red Keystone Patch» que portaient les hommes: les assauts et combats de la division étaient tellement sanglantes qu’ils «inspirèrent» les allemands à l’appeler «le saut de sang». Vers la mi-août 1944 la force alliée commença à percer les lignes allemandes. Après 3 semaines de progression au pas les avancées commencèrent à devenir non seulement plus rapides mais aussi plus coûteuses: des villes comme Percy et Gathemo ou des forêts comme à St.Sever furent libérées après de longs et rudes combats. Le 20 août la division entama sa progression vers l’intérieur du pays. A partir du 21, les 110thIR et 112thIR avancèrent quasi 18 miles sur une seul journée! Lors de cette progression les villages de Verneuil, Breteuil et Damville furent libérés. Tandis que le 109thIR demeura en réserve divisionnaire, la liste des villages libérés fut allongée le lendemain avec Nogent-le-Sec, Bonneville, Conches, Cleville et Boquipuis.
Vers la fin du mois d’août les forces alliées commencèrent à former des «cisailles» autour de la clip_image001.jpg">Wehrmacht: les «British» venant du nord à partir de Caen et la 1st Army venant de l’est commencèrent à encercler la 7ième Armee du Feldmarschall von Kluge dans la fameuse «Poche de Falaise». Le rôle des 110thIR et112thIR dans cette campagne était de bloquer les routes d’évacuation allemandes à l’ouest de la Seine, le temps d’être relevé par les anglais le 25.

    

Pendants ce temps la Task Force D (sous le commandement du Brig.Gen.GeorgeA.
Davis, Boston, Mass.), comprenant le 1stBn. du 109thIR, la 107thFA et la Co.C du 630th Tank Destroyer Battalion + une petite unité blindée lancèrent l’assaut sur Le Neubourg. La ville fut libérée le 24. Objectif suivant était Elbeuf, la ville clef sur ka route d’évacuation des allemands pour traverser la Seine. Des éléments motorisés du 109thIR lancèrent le premier assaut. A la nuit tombante la ville fut libérée et plus de 500 prisonniers furent capturés. Le Div.Arty (Brig.Gen.Basil Perry, West Point, NY) s’occupa des unités disparates essayant quand même de traverser la rivière: dés qu’une barge essaya de traverser, elle fut bombardée à mi-chemin par la 107thFA



Le 29 août 1944. Un jour pluvieux à Paris. Ce jour là le drapeau américain flotta à côté du tricolore Français.

Les Gen.Bradley, Gen.Courtney H.Hodges et le Gnl.Charles de Gaulle attendirent le défilé au Champs Elysées. Puis le «Keystone Band» commença à jouer



La 28thID entama son défilé à travers le premier capital à être libérée par les Nations Unies. En tête de ligne se trouvèrent le Division Commander et son General Staff. Après les M8 de la 28th Recon.Trp., les 110thIR et 112thIR suivirent par rangées de 24 hommes, eux-mêmes suivies par les Tank Destroyers, la Anti Aircraft Artillery, la Field Artillery, le Chemical, clip_image001.jpg">Engineer et 103rd Medical Battalion. Le 109thIR resta en arrière. Le tout fut suivit par des véhicules de la Div.Arty et autres unités en véhicules par colonnes de quatre. Ce qui fut un «défilé» pour les civils, n’était tout compte fait qu’une manœuvre de déplacement: le V Corps avait décidé d’envoyer la 28th au nord de Paris en vue d’une nouvelle offensive.
Le lendemain, la division (excepté le 109thIR) lança l’assaut en direction de Compeigne.
L’objectif de ce mouvement était les ponts au-dessus de l’Aisne. Les 110thIR et 112thIR lancèrent leurs assauts sur un front de plus de 30 miles à travers de Chantilly, Creil, Pont St.Maxence, Senlis, Montpilloy, Brasseuse, Ravoy et Villeneuve-sur-Verberies. La Co.L du 110thIR réussit à traverser la rivière Oise.



Jusqu’au 2 septembre, l’occupation de t.Quentin par le 110thIR fut une tâche relativement facile.
Malgré quelques poches de résistance ennemies, la division continua sa course vers le Reich. Le 6 septembre le 109thIR prit les premiers ponts sur la Meuse. Arrivée près de la frontièreBelge la division s’éventaila en trois régiments vers le nord –sud et progressa vers le GrandDuché du Luxembourg. Dans ces «courses» de quasi 17 miles par jour la 28thID libéra Martelange, Ravigne, Wiltz, Bastogne, Longvilly et Arlon jusqu’au 10 septembre.
Rattaché à la 5th Armored «Victory» Division, le 112th Combat Team demeura près de Luxembourg afin d’en assurer sa défense. Le reste de la division se rassembla près de Binsfeld vers le 11 Septembre. Pour les «Bloody Buckets» le «dash» à traversla France, Belgique et Luxembourg était terminé.Une nouvelle campagne s’ouvrit à la 28th: celle de la Ligne Siegfried, connue pour ses «blockhaus» et «dents de dragon».
La toute première unité alliée à entrer en Allemagne fut une patrouille de reconnaissance de la 28th Recon.Trp.: elle traversa la Our le 11 septembre vers 2100. Le lendemain le 1stBn. du 109thIR et les 1st et 2ndBn. du 110thIR traversèrent la rivière.

Par cet exploit la 28th Infantry Division fut la première division à entrer en Allemagne.



Le seul obstacle entre les alliées et l’Allemagne était la Ligne Siegfried. Cette ligne, truffée de «blockhaus» et autres défenses, représentait un véritable «mur» défensif qu’il fallait absolument percer par n’importe quel moyen.

  

Les techniques de «nettoyage» de ces «blockhaus» étaient parfois aussi originales que efficaces: on mettait le feu aux meurtrières tout en faisant sauter l’entrée au TNT ou alors on faisait sauter toute la structure, ou alors on «enterrait» tout simplement le tout avec un bulldozer. Sur 10 jours de combats la division détruisit 143 de ces «superstructures» avec un record de 27 sur un jour pour le 110thIR.Pendant ce temps la 5thAD et le 112thCT percèrent via Wallendorf et le «Hill 407» jusqu’à Bitburg. Début octobre la 28th fut relevée de ses positions et envoyée au repos au nord à Elsenborn. Le 11 elle reçut la visite du Gen.George Marshall. Pour le général cette visite représentait un peu un retour à la source de sa carrière militaire:il avait été lieutenant à la 28th entre 1906 et 1907.
Le 2 novembre 1944 vers 0900, la division reprit le combat. L’objectif était la «Forêt de Hürtgen». Dés le premier jour le 112thIR (Lt.Col.Carl Peterson) captura Vossenack et Germeter. Le lendemain le 1stBn. captura Kommerscheidt tandis que le 3rdBn. s’empara de Schmidt hors après une contre-offensive de la Wehrmacht il fut forcé de se retirer vers le 1stBn. . Pendant ce temps le 109thIR avança péniblement vers le nord-ouest, tandis que le 110thIR se tourna vers le sud-est. Les bataillons ne cessèrent d’exercer de la pression sur l’ennemie mais durent se rendre à l’évidence que sans support d’artillerie leurs combats étaient déjà perdus d’avance. Après avoir retraversée la vallée du Kall les GI’s durent abandonnés Kommerscheidt et Schmidt à l’ennemie. Malgré cette défaite l’ennemi n’avait pas réussi à restaurer sa ligne de défense. Plus de 1100 prisonniers furent pris lors de ces batailles.




Vers la fin de novembre, la division retourna vers le secteur où, il y a deux mois, elle avait franchit la Ligne Siegfried. Ce secteur était beaucoup plus calme maintenant. La ligne de «blockhaus» semblait désertée et une atmosphère de tranquillité semblait régner sur le front. Malgré cette période «calme» les «Keystone» n’en furent pas au repos pour autant. La zone fut sécurisée avec des défenses, troupes en «foxholes» et files barbelés. Des patrouilles circulèrent sans arrêt sur une ligne de plus de 25 miles. Tout semblait calme… .



Le 16 décembre 1944 la Wehrmacht lança son assaut après un barrage meurtrier d’artillerie et de mortiers. Sur sa route, la 28thID. Cinq divisions allemandes – Panzer, Infanterie, Volksgrenadier– traversèrent la Our dès le premier jour de l’offensive. Les 2ndBn.109thIR, 1st et 3rdBn.112thIR subirent l’assaut de plein front. Vers la fin de la journée les lignes de défenses succombèrent sous la pression incessante de l’ennemie. Des unités furent encerclées, d’autres isolées. La Co.B 110thIR fut encerclée: les hommes moururent dans leurs positions. La Co.I 110thIR – isolée à Weyler – réussit à se déplacer vers Clervaux. Plus de neuf divisions allemandes se déchaînèrent sur la 28th. Le 112thIR ne cessa de se battre pendant deux jours, après quoi il se retira vers le nord afin d’y rejoindre la 106th Infantry «Golden Lions» Division entant que le 112th Combat Team.
Ayant perdu tout contact avec la division, le régiment se retira graduellement du Luxembourg vers la Belgique via
Weiswampach, Huldange, Beiler, Rogery, Vielsalm et Mormont. Pendant trois jours le 109thIR réussit à tenir ses positions au nord-est de Diekirch.
Le lendemain il rejoignit le flanc gauche de la 9th Armored «Phantom» Division.
A la veille de Noël le régiment se déplaça vers la 28thID à Neufchâteau. Pendant ce temps le 110thIR essaya tant bien que mal à défendre son CP à Wiltz. Pour cette défense toutes les troupes disponibles furent mobilisées : les MP's, me personnel administratif, QM, le personnel du Div.HQ et même le 28th "Band" (l'orchestre) furent mis sous les armes à cet effet.
Depuis le 16 décembre jusqu’à Noël tous les hommes de la 28thID s’étaient battus comme des lions. Morley Cassidy, correspondant de guerre, annonça lors d’une transmission radio:
«La 28th a accomplie un des plus grand fait d’arme dans l’histoire de l’Armée Américaine. Elle a réussie à tenir si fermement contre neufs divisions allemandes, que toutes leurs progressions en ont été retardées.».
Mais «l’Offensive von Rundstedt» avait causée beaucoup de dégâts dans les rangs. Décimée à quasi 80%, elle se retira du champ de bataille.

 

Début 1945 la division - moins le 112thCT – défendit la Meuse de Givet à Verdun. Les ponts et carrefours de chaque ville-clef furent gardés par des bras zéros: Sedan, Verdun, Rocroi, Charleville, Stenay et Burancy. Le 112thIR retourna à la division le 13 janvier. Quatre jours plus tard, toute la division se déplaça vers le sud-est pour y rejoindre le secteur du 6th Army Group. Vers ce temps la division fut rééquipée et renforcée en effectifs. La 28th Infantry Division était prête à reprendre service: malgré les pertes lors de batailles comme Hürtgen et les Ardennes, la division allait refaire honneur à son slogan
«Roll On!».







Les allemands étaient solidement retranchés dans la troisième plus grande ville d’Alsace. Cette ville était tellement bien fortifiée que malgré l’avancée des alliées, le «Colmar Pocket» n’avait jamais été fermé. Le 1er février vers 2100 le 109thIR lança ses trois bataillons à l'assaut de l'ennemie.
Longeant la Ill vers le sud,
le régiment prit position aux abords de la ville le lendemain.

 

En combinaison avec le CC4 Français, les GI’s libérèrent la ville. En signe de reconnaissance le 109thIR reçut la Croix de Guerre. Pendant ce temps le Col.Gustin Nelson, Phi. mena son 112thIR dans un assaut le long du flanc droit de la division. Le 3rdBn. libéra Niedermanschwir et Katzenthal, le 1stBn. libéra Ingersheim pendant que le 2ndBn. d
éfenda le flanc droit. Par après la division traversa la vallée de la Fecht et ayant Turkheim et Katzenthal en main, les «doughs» libérèrent Walbach. A partir de Colmar le 109thIR continua sa progression vers le sud le long de l’Ill et libéra le «Bois de Colmar» ainsi que Sundhoffen et St.Croix en Plaine. Le 110thIR sortit de la réserve du Corps et libéra encore quatre autres villages plus au sud. Etant solidement encrée, la 28th pivota sur le flanc gauche de la 75th Infantry Division, traversa la Ill et commença sa progression à Dessenheim. Le 110thIR (Col.Daniel B.Strickler, Lancaster, Pa) continua son offensive: une patrouille du 3rdBn.(S/Sgt.Willie Smith, Abingdon, Ill) traversa le Rhin-Rhone le 6 février. clip_image001.jpg">Le lendemain le régiment traversa le fleuve, libérant Balgan et Nambsheim sur son chemin. Un peloton de la Co.I (T/Sgt.Wilbur Meyers, Oak Hill, Ohio) fut la première patrouille à faire honneur au slogan de la 28th «Roll On to the Rhine».



Par ce fait la campagne de Colmar pour la 28thID fut achevée. Les recommandations du Gen.Jacob L.Devers (6th Army Group) et le Gnl.de Tassigny (Première Armée Française) reflètent l’importance qu’a eut cette bataille. Le Gen.Devers exprima sa gratitude dans ces remarques dans son rapport:
«Pour ces opérations, je dis «bon boulot». Je suis fière de vous. Quelque soit la future mission à mener, je suis confient que vous l’accomplirait avec courage et détermination.»
Le 23 février la division prit position le long du fleuve Olef près de Schleiden. Le 6 mars les 110th et 112thCT furent envoyés à travers de Schleiden et Kahl vers la Ahr. Le 16 mars la division passa du 5th Corps, 1st Army à la 3rd Army (Gen.George S.Patton). Deux jours plus tard elle se positionna entre la Moselle et la Ahr. Ce dernier mouvement marque la fin de 7 mois de combats en Europe pour la «Keystone». Chaque unité contribua aux succès de la division lors de WWII:

107thDiv.ArtyLt.Col.James C.Rosborough, Upper Darby Delco, Pa.

108thDiv.ArtyLt.Col.Bernhard Major, Metheun, Mass.

109thDiv.ArtyMaj.Henry Thouron, Wilmington, Del.

229thDiv.ArtyLt.Col.John C.Fairchild, Phil.

103rdCombat Eng.Lt.Col.Sieg & Lt.Col.Joseph Graff

103rdMed.Bn., 28th Recon.Trp., Headquarters Special Troops, 28th Signal Corps,
28th QM Co., 28th MP Platoon, 728th Ord.Co.(le «band» de la 28th).

Autres unités contribuèrent au succès de la division:

630thTDB: attachée à la 28th depuis l’Angleterre,

447thAAA: attaché à la 28th en France,

707th Tank Bn. (Lt.Col.Ripple) : rejoigna la 28th à Hürtgen et repartit à Wiltz.


  

L’histoire de la 28thID est une histoire d’équipe, poussée par la même détermination, celle d’atteindre son objectif. Toutes les batailles qu’elle a menées ont contribuées à la gloire du slogan qu’elle porte avec honneur et fierté:

"28th ROLL ON!"



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