The real story behind the "Bradley's Bloody Butchers" pamphlets.

These leaflets are pure German propaganda but for people who don’t know this discovering this leaflet could give a bad name to the 28th ID. Even when we consider this note as purely propaganda it must be based on some real facts that happened. Of course the Germans changed the truth in their advantage but to discard these false accusations we need some more information to get the real story behind. The absence of official information makes it a hard task and some real investigation is needed to put things right and in their correct context.

By chance we were put in contact with Joseph "Joe" Ozimek who served as a linesman Battery “C” of the 109th FA battalion. I will give you a sample of his testimony concerning the facts at Bockholz which occurred in the night of 16 to 17 December  1944. These are the exact words of Joe :

“Then December the 16th at 05.00 AM we could hear guns going off over in Germany. Then we had one on the road about 100 yards from us. It tore up the road but cut our telephone wires. It was my turn to take care of the .50 machine gun on a tripod. I just checked the gun to make sure it had loaded when one of the regular .50 guards came up to me and said : “Joe we’re out of touch with headquarters. All lines are cut”. So off we went to our truck for some wire and there were also three other wiremen we had to walk with to the road.

The night was pitch black and it was difficult to work under these circumstances. Suddenly a shell exploded and short thereafter we heard singing. The .50 gun went off and thereafter some light flares were shot in the air. I was just standing in the middle of the road. Now if a flare goes off and you don’t move they can’t see you … unless you move. It took me 5 minutes to get to the side of the road.

Thanks to God the sun started to come out and it seemed our machine gun team took apart a German machine gun group. We found about 12 bodies all blooded and plenty of wounded to carry back. One German was killed trying to hide in the small church door.

By 09.30 AM in the morning we went back patching the wires. This is when three Luxemburg Freedom Fighters showed up who wore “FFI” armbands and wore Belgian 38 mm. They looked like our 45 mm. They pulled about 5 or 4 Germans  off the road and shot each one in the head. Our captain stopped them and told them to stop with shooting. It was still dark and our troops might mistake the noise coming from the Germans so we might be hit .”


Thanks to Joe we know that three Luxemburg freedom fighters showed up and shot the wounded Germans in the head. Not a real act of courage and not really according the Geneva conventions. That’s probably why the commanding officer of battery “C” Capt. Willard F. Bunker ordered them to stop these killings. Other tactical reasons might have influenced this decision but I’m convinced that every other United States officer would have taken this decision for evident morale reasons.

Unfortunately Joe left us two years ago but his testimony shows the importance to collect as much as possible testimonies from other veterans.





    


La véritable histoire des "Bradley's Bloody Butchers" pamphlets.

Les deux documents sont de la pure propagande Allemande mais pour les gens qui ne le savent pas, découvrir ces écrits peuvent leur donner une mauvaise impression sur la 28th ID. Même si nous prenons en compte le fait qu’il s’agit de la propagande, les faits repris sur les documents sont basés sur certains faits qui se sont passés réellement. Bien sûr les Allemands ont dû travestir la vérité en leur avantage mais pour réfuter ces fausses accusations, nous avons besoin de plus d’information pour pouvoir la rétablir. L’absence de rapports officiels nous a compliqué la tâche et une véritable enquête était nécessaire pour retracer les faits exacts et les placer dans leur contexte.

Par pur hasard nous avons été mis en contact avec Joseph "Joe" Ozimek qui a servi comme réparateur de lignes de téléphone dans la Battery « C » de la 109th FA Battalion. Ce qui suit est un échantillon de son témoignage sur ce qui s’est passé réellement à Bockholtz la nuit du 16 au 17 décembre 1944.

Je cite les mots de Joe :

« Vers 5 heures du matin le 16 décembre nous avons entendu les canons positionnés en Allemagne. Un obus a explosé à une centaine de mètres de notre position. Elle a laissé un cratère profond dans la route et a coupé nos lignes de téléphone. Il était mon tour de garde derrière la .50 et venait juste de vérifier si l’arme était chargée quand un des mitrailleurs venait me voir pour me relever en me disant : « Joe nous avons perdu le contact avec le quartier général, toutes les lignes sont coupés. Faudrait que tu les répares” .

Avec trois autres gars nous sommes donc allés vers notre véhicule pour prendre du fil et on se dirigeait vers la route où il y avait la coupure.

La nuit était toute noire et il était difficile de travailler dans de telles circonstances. Soudain une explosion retentissait et peu après on entendit chanter. La .50 commençait à faire feu et des fusées de signalisation était tirées en l’air juste au moment que j’étais au milieu de la route.

Le truc pour ne pas être vu quand une fusée est tiré est de ne plus bouger. Cela m’a pris 5 minutes pour me diriger vers le bas-côté de la rue.

Dieu merci le soleil commençait à monter et apparemment notre équipe de mitrailleuse avait neutraliser un groupe de mitrailleuses ennemi. Il y avait 12 corps sur la route et plein de blessés avait été évacué plus en arrière. Un Allemand qui se cachait dans le porche de l’église a été tué en plus.

Vers 09.30 heures du matin quand nous sommes retournés pour réparer les lignes téléphoniques on a vu arriver trois résistants Luxembourgeois portant des brassards et des revolvers de .38. Ils ressemblaient à nos revolvers de .45.

Ils vérifiaient les corps des Allemands et ont tires quatre ou cinq blessés vers le coté de la rue pour les achever avec une balle dans la tête. Notre capitaine est intervenu et les a sommés d’arrêter avec ça. Il faisait encore sombre et il n’était pas impossible que nos gars penseraient que les coups de feu provenaient des Allemands et ferait feu également sur nous qui étions encore sur la route. »

Grâce à Joe nous savons que c’étaient des résistants Luxembourgeois qui avaient achevé des blessés Allemands par une balle dans la tête. Pas vraiment un acte de courage et pas selon la convention de Genève. C’est probablement pour cette raison que le Cpt. Willard F. Bunker les a ordonnés d’arrêter ces massacres. Des autre raisons tactiques auraient pu influencer sa décision d’intervenir mais je suis convaincu qu’aucun officier américain aurait toléré de tels comportements dans ses lignes et ceci pour des raisons morales évidentes.

Malheureusement Joe nous a quittés il y a deux ans mais son témoignage démontre l’importance de récolter le plus possible de témoignages d’autres vétérans.






Centre de Bockholz anno 2012: prise de vue de la route/église ou cette épisode s'est déroulé... 
Centre of the village Bockholz 2012: picture of the road/church where this "dark" episode took place...


Rédaction Alex Vossen 
2013




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